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01/10/2010 : Mise en ligne de la version Beta du site. Des articles, dossiers, liens et commentaires viendront l'enrichir chaque semaine. Restez à l'affût !

 

Qui était Atahuallpa ?

 

Sans doute vous demandez vous pourquoi un tel nom pour ce site ? "Atahuallpa" n'est ni facile à retenir, ni aisé à orthographier. Choisir comme nom "Atahuallpa" n'a pas été un choix anodin pour moi. A la base, mon existence sur Internet se résumait à la présentation de mon premier "vrai" voyage en Amérique du Sud, né de ma passion pour la civilisation Inca.

 

Atahuallpa (ou "Ataw Wallpa" en quechua, qui signifie "heureux à la guerre") fut un empereur Inca. Selon moi le dernier car même si d'autres revêtirent après lui la Mascapaicha (ornement facial de l'empereur) lors de rebellions furtives, c'est bien avec la fin de son règne que coïncida l'effondrement de la civilisation Inca.

 

Fils de l'empereur Huayna Capac, Atahuallpa est un enfant illégitime. L'héritier du trône est son frère Huascar. Le conflit des deux frères offrira un terrain propice à Pizarro, conquistador espagnol, pour mettre à genoux l'Empire Inca, le plus puissant et le mieux organisé que la terre ait connu. Atahuallpa se débarrassera de son frère Huascar et s'emparera du trône. Pour peu de temps. Pizarro, entouré d'une poignée d'hommes mais disposant d'armes à feu et de chevaux, parviendra à capturer Atahuallpa au milieu de milliers de gardes Incas médusés lors d'une embuscade.

 

Un odieux chantage sera organisé par le conquistador espagnol : la vie d'Atahuallpa contre une rançon, de l'or et de l'argent. Suffisamment pour remplir jusqu'au plafond la pièce dans laquelle est détenue l'empereur déchu, à Cajamarca, dans le nord du pays. La rançon sera acheminée dans les temps. Pizarro, en réponse, fera étrangler Atahuallpa le demi-dieu. Ce jour, le 29 août 1533, quelques espagnols analphabètes et violents changeront le cours de l'Histoire. Une civilisation brillante, visionnaire et majestueuse, sera réduite à néant par la bêtise de l'homme, l'avidité de l'européen, la cupidité de l'espagnol. Le tout sous la caution bienveillante de l'église catholique de l'époque, très proche de la royauté espagnole.